25 septembre 2008

Top 14:les faits du week-end de la 6ème journée.

Je suis installé devant le premier match de la 7ème journée entre Bourgoin et Paris et je me dis que le meilleur joueur du monde aura du mal a être le meilleur du top 14. je parle bien sûr du néo-perpignanais Daniel Carter , éblouissant tout au long du tri-nations cet été mais qui va devoir subir la concurrence de Juan Martin Hernandez qui continue comme j'écris à réinventer le rugby et ses gestes. Mais ce n'est que le début de la 7ème journée, parlons de ce qui s'est passé la semaine dernière.
Oublions un peu Toulon pour parler de la sensation du week-end,Toulouse. Ceux qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas le roi du pronostic mais je suis assez content de ce que j'ai écrit sur Toulouse la semaine dernière. Il semble en effet que ce club ait déja pris le pli du jeu souhaité par les législateurs de ce jeu. La victoire sur Montauban, fut totale et permanente et le nombre de pénalité dues aux nouvelles règles est fortement à la baisse. Il semble même que les rouge et noirs aient trouvé leurs marques pour développer à nouveau le jeu qu'il se plaignaient récemment de ne plus pouvoir pratiquer.
Ensuite, le jeu violent. A Paris deux joueurs ont quitté le terrain sur civière et on a eu très peur pour Leguizamon dont la notoriété venait d'ailleurs d'un geste similaire sur Sébastien Chabal en coupe du monde. La faute est claire et le carton rouge mérité mais pourtant je ne me joindrai pas au concert de voix indignées que j'ai entendues. pour faire un placage qui fait sauter le ballon il faut armer le bras et la différence est faible entre un placage réussi et une agression... 20 cm. A cette vitesse, et à ce niveau d'engagement, il n'est pas si évident de réussir son geste. Il reste qu'il faut protéger les joueurs et sanctionner sans faiblesses ce genre d'erreur.
Mais place à la 7 ème journée.

14 septembre 2008

Top 14: 4ème journée.

Décidement, alors que je croyais supporter de l'ASM Clermont-Auvergne après leur finale brillamment remportée par Toulouse, me voilà de nouveau séduit par le stade français.

A Toulon, au stade Félix Mayol, j'ai vu une équipe tenace venue pour gagner quelque soit le contexte, fidèle à ce qui à fait de cette équipe un des ténors du championnat français depuis la fin des années 90.
Au passage, le phénomène toulonnais m'est sympathique, et je trouve la ferveur de cette cité très réjouissante, mais il faut garder la mesure et j'espère que mourad Boudjedal aura le souci de rectifier le tir après le match et les insultes proférées à l'encontre des adversaires du jour. Il est évident que j'ai subi, ou entendu des insultes plus ou moins virulentes en tant que joueur, mais dans ce cas c'était des insultes chantées et reprises en choeur par un public nombreux comme ce que l'on connait dans les stades de football depuis des années. Pourvu que Toulon ne devienne pas l'OM du rugby. Le stade français n'a lui rien à voir avec le PSG. Toulon ferait bien de s'en inspirer.

Mais revenons à Paris. J'étais perplexe quand au recrutement, par exemple Leguizamon, et persuadé que la force de ce club qui tenait au caractère affectif entre les joueurs, tous illustres inconnus dans la rue, comme lors des épisodes d'auto-gestion qui menèrent au titre, n'allait pas résister au renouvellement rapide du groupe des joueurs professionnels. Les infra-structures insuffisantes pour ce niveau, qui avaient resserré les liens entre les joueurs, risquaient de devenir un handicap. Il faut croire que Max Guazini sait se faire comprendre par les joueurs car j'ai vu une vrai équipe, avec des joueurs capables de sacrifice pour l'équipe comme Simon Taylor, sur le terrain mais aussi sur la feuille de match en acceptant de jouer à un poste qui n'est pas le sien.
Alors vive le stade français, entre autres....

10 septembre 2008

Augmentons la pression sur EDVIGE!

Vous le savez tous maintenant , le fichier EDVIGE est au centre d'un large débat citoyen. J'ai trouvé les explications d'un spécialiste du droit public pour expliquer ce que les médias sont incapables de faire, et moi aussi d'ailleurs (mais moi, je me garde bien d'essayer ou de prétendre le pouvoir!), qui vous incitera peut-être à signer la pétition (que j'ai signée), et à comprendre comment la communication du gouvernement nous prend pour des c...!

P.S.: apparemment, le site de la pétition est en panne ou piraté ou débordé. Ré-essayez plus tard si ça ne marche pas.

07 septembre 2008

Nouvelles règles?

Je suis en train de regarder la fin de Toulouse/Biarritz et il faut bien avouer que les décisions et le comportement des joueurs sont parfois difficiles à comprendre. Guy novès se plaint mais Toulouse semble pourtant avoir bien appréhendé une partie au moins des implications de ces règles en jouant plus au pied et en contrant plus qu'en créant.
Pour être plus précis, il s'agit surtout de la zone de ruck, qui ne fait l'objet d'aucune nouvelle règle mais d'une nouvelle interprétation de la part du corps arbitral pour éviter le pick-and-go dont Novès s'était plaint comme tout le monde d'ailleurs après la finale perdue contre le Munster. On peut quand même se demander si ce n'est pas le comportement des joueurs qui pose problème. Ceux-ci ont été tellement habitués depuis plusieurs années à pouvoir faire n'importe quoi du moment que l'équipe portait le ballon qu'il ont du mal à changer leurs réflexes si jouissifs de plongeon ou de déblayage à 3 m du ballon!
De même , la façon collective de jouer sera encore plus longue à changer. Le but de ces nouvelles règles étant de favoriser le jeu debout de passes avant ou aprés contact, en admettant que le passage par le sol ne sera plus l'assurance tout risque qu'elle était jusqu'alors.
Si Guy Novès veut revenir à la situation précédente et aux joyeuses séances de pick-and-go en toute sécurité, moi non.

Top 14: Ceux qu'on n'attendait pas!

Franchement, trois journées n'auront pas été de trop pour dissiper le nuage de fumée qui a entouré le début de ce championnat, dû aux nouvelles règles et à leurs répercussions. Pour l'instant, on n'a pas fait le tour des conséquences de ces nouveautés pour notre championnat, et à voir les hésitations arbitrales sur certaines phases de jeu, on peut parier qu'il faudra plus de temps que prévu.
Entre autres paradoxes , la principale différence que l'on a pu remarquer jusque là concerne une règle ...inchangée! Je veux parler de la nouvelle façon d'arbitrer les phases de ruck avec l'équipe qui porte le ballon systématiquement sanctionné si un joueur va au sol.

De ce nuage de fumée s'extirpe le mirage Toulon, vainqueur festif de Clermont lors de la première journée mais mirage qui d'avion de guerre annoncé semble se transformer en illusion d'optique. 3/3 contre Brive à domicile puis défaite chez l'autre promu que tout le monde voue à la descente, Mont De Marsan. Ca va être difficile pour Toulon, plus que prévu.


Les deux finalistes Clermont et Toulouse démarrent en douceur, avec une préparation un peu tardive mais ne doutons pans qu'il seront au avant poste d'ici quelques mois voire semaine.

Pour moi, le plus intéressant, c'est ceux qu'on attendait pas. Le Stade français et Mont de Marsan. Les parisiens m'ont semblé animé de l'esprit qui a porté cette équipe au sommet récemment, et c'est une surprise pour moi tant le recrutement m'a paru discutable. La victoire sur Perpignan à Aimé Giral, fut sans appel, efficace, contrôlée.
Même chose pour Mont de Marsan. La partie livrée contre le Mirage toulonnais fut splendide, beaucoup d'initiatives, de solidarité et de solidité. Sur ce match rien ne m'a semblé manquer à cette équipe pour bien figurer dans l'élite. Avec un bon buteur et la chance d'éviter les blessures, il e semble qu'une place de réléguable annoncé s'est libérée. Toulon devra se méfier, d'autant que l'habituel "ventre mou"du top 14 s'est beaucoup durci ( Bayonne, Bourgoin, Montauban, Brive)

02 septembre 2008